Tramway

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Le Jeune Indépendant - 14 septembre 2006

La ligne du tramway rallongée de 13 kilomètres

Le projet du tramway de Constantine, qui doit être fonctionnel avant la fin de l'année 2009, a subi une modification. Sa longueur passera de 9 à 22 kilomètres. Cette extension de 13 km a été officiellement annoncée par le wali de Constantine, M. Boudiaf Abdelmalek, lors d'une séance de travail tenue avant-hier en présence des responsables de l'exécutif, des élus et des représentants de la société civile locale.

Désormais, le tramway reliera la ville nouvelle Ali-Mendjeli au chef-lieu de la commune de Constantine, au lieu de Zouaghi-centre-ville, selon le tracé initial, qui était de 9 km. Cependant, l'ambiguïté n'a pas été levée, lors de cette même rencontre, au sujet de l'éventuelle démolition de la prison de Coudiat et du siège du groupement de la Gendarmerie nationale, objet de toute une polémique depuis l'inscription du projet par les pouvoirs publics, avec cette variante liée à la démolition de ces deux infrastructures.

Dans ce contexte, le premier responsable de la wilaya n'a évoqué que la question des expropriations afférentes à la réalisation du tracé du tramway . Trois biens particuliers seront concernés, d'après M. Boudiaf, au niveau de la rue Kaddour-Boumeddous, alors que pour le reste il s'agit de biens appartenant à des secteurs étatiques.

«Les particuliers concernés seront indemnisés, bien entendu, conformément aux textes et lois régissant l'expropriation pour utilité publique. en cas d'opposition des personnes concernées, il appartiendra à la justice de trancher», a déclaré le wali.

Toujours au sujet du projet du tramway , nous apprenons que l'entreprise chargée de sa réalisation, Métro d'Alger, a sollicité l'aéroclub de Constantine pour des prises de photos aériennes, afin de définir le meilleur tracé possible.

Il convient de noter que les experts et les spécialistes de la restauration de l'université de Grenoble avaient fait appel, lors de leur séjour à Constantine l'an dernier, à un aéroclub français spécialisé dans ce type de prises aériennes.

Une opportunité qui pourrait, semble-t-il, être exploitée dans le cadre du jumelage entre les villes de Constantine et Grenoble pour répondre aux besoins du projet du tramway .

Adel L

Oui mais !....

El Watan - 18 octobre 2006

Tramway de Constantine : Bouteflika contredit le wali

Lors d'une séance consacrée au secteur des transports, dans le cadre des auditions des membres du gouvernement, effectuée par le président de la République, le volet des principaux projets du transport collectif à l'échelle nationale a été abordé, dont celui du tramway de Constantine.

A cet effet, l'on a relevé qu'au cours de l'audition du ministre des Transports par le premier magistrat du pays, c'est le tracé originel du tramway qui a été retenu, contredisant ainsi les dernières déclarations de Abdelmalek Boudiaf, wali de Constantine, faites à la mi-septembre à l'issue d'une séance de travail tenue en présence de membres de l'exécutif, des élus locaux et des représentants de la société civile. Au cours de cette rencontre, le wali de Constantine avait, il est vrai, annoncé que le tramway de Constantine allait bénéficier d'une extension de 13 km et qu'il relierait désormais la nouvelle ville Ali Mendjeli au centre-ville au lieu de Zouaghi. Ainsi, le tracé initial s'étendant sur 9 km et reliant la place des Martyrs à Zouaghi passerait à… 22 km, avait-il affirmé. Mais à l'issue de l'audition du ministre des Transports par Bouteflika, l'on constate que c'est plutôt le tracé initial qui a été retenu avec tout ce que cela implique, à savoir la démolition du siège du groupement de wilaya de la gendarmerie et celui de la prison du Coudiat. Ayant vraisemblablement évité de se prononcer à ce sujet avec certitude, Abdelmalek Boudiaf s'était plutôt contenté de parler notamment de l'expropriation de trois particuliers, dont les biens sont situés au niveau de la rue Kaddour Boumeddous, au demeurant sur le passage du tramway. Ces particuliers devraient être indemnisés, selon le wali, conformément aux textes et lois régissant l'expropriation pour utilité publique. Pour rappel, le projet de réalisation du tramway de Constantine, dont les travaux seront lancés au début de l'année 2007, est évalué à 17,5 milliards de dinars avec une capacité de 160 000 usagers/jour. Sa mise en exploitation est prévue pour l'année 2009.

Lydia R.


Le Quotidien d'Oran - 4 novembre 2006

Tramway : un basculement sans encombre

Le programme de déviation du réseau d'alimentation en eau potable, qui est situé sous la plate-forme du futur tracé du tramway ou à sa proximité immédiate, vient d'être retenu par le bureau chargé du suivi des travaux de réalisation du tramway. Deux des lots, sur les trois prévus, sont ainsi programmés et leurs travaux incessamment lancés.

Pour ce faire, la coquette somme d'un peu plus de 86 milliards de centimes a été prévue pour cette réalisation. Selon les informations recueilles auprès des responsables des travaux, 74 milliards 700 millions sont prévus pour la première tranche des travaux. Celle-ci concerne les conduites d'alimentation qui vont de la cité universitaire des deux mille lits à l'Ecole nationale d'administration. La deuxième tranche concerne le boulevard Ahmed Betchine et une partie du quartier de Bellevue, par où doit passer le futur tramway. 11 milliards 700 millions de centimes y sont réservés. C'est donc approximativement une dizaine de kilomètres de conduites principales et secondaires et des milliers de branchements qui sont concernés.

Selon les précisions du directeur des transports de la wilaya, chargé de superviser la réalisation de la ligne du tramway constantinois, ces travaux, dont l'importance est évidente, doivent êtres réalisés sans aucune répercussion négative sur la population concernée par la déviation des canalisations d'alimentation en eau potable. Il s'agit en effet d'exclure toute fuite d'eau ou de « couloirs vagabonds » qui risquent à la longue de polluer la plate-forme.

Ce sont deux grosses entreprises qui ont été chargées de ces travaux.

Il s'agit en fait de la création de nouvelles conduites situées à une certaine distance calculée à partir de la plate-forme large de neuf à onze mètres, et qui tiennent compte des sinuosités de la ligne telles les virages.

« Ce sont de nouvelles conduites et de nouveaux branchements qui seront réalisés, selon les plans retenus par les bureaux d'études. Une fois ces travaux achevés et les essais effectués et jugés concluants, nous procéderons au basculement de l'alimentation des quartiers concernés vers la nouvelle conduite. Il n'y aura donc aucune pénurie d'eau pour la population pendant toute la période des travaux ».

La même source indique que même les autres travaux annexes, tels le déplacement des conduites souterraines des câbles téléphoniques et des conduites de gaz de ville ou les travaux de traçage de la plate-forme ne perturberont pas ou peu les circulations piétonnes ou automobiles.

Abdelkrim C.


La Tribune - samedi 3 février 2007

Pose de la première pierre du tramway le 16 avril prochain à constantine L'ambassadeur italien s'engage au nom des entreprises de son pays

C'est finalement un groupement d'entreprises italiennes, chacune dans son créneau d'activité mais appartenant toutes à Alstom Italie, qui aura à réaliser le tramway de Constantine. C'est avec la pose de la première pierre, le 16 avril prochain, l'information essentielle fournie au cours de la réunion qui s'est tenue entre professionnels et cadres des secteurs algériens directement impliqués par le projet. C'est, en outre, en présence de l'ambassadeur d'Italie, des représentants d'Ingerop et du président de l'APC de Constantine que A. Boudiaf a ouvert les travaux. Usant de son franc-parler habituel, il tiendra à baliser la situation en affirmant qu'« en ce qui concerne la part de marché dévolue aux institutions représentant les pouvoirs publics, ces derniers ont rempli leur partie du contrat. Tout ce qui nous a été exigé en aménagements urbains, à savoir la modification, voire l'actualisation des réseaux d'électricité, de gaz, d'eau, etc., est aujourd'hui à 90% réalisé. Comme nous estimons déjà réglées les questions d'expropriation. Nous attendons par conséquent de voir venir de la part de nos partenaires ». Et d'ajouter : « Il appartient à l'Entreprise du métro d'Alger de faire des efforts particuliers. » Il suggère d'une manière subliminale que celle-ci traînerait quelque peu le pas. C'est ce que nous saurons par voie détournée en questionnant l'un des cadres proche du projet. « L'EMA effectivement lanterne et vraisemblablement n'a avancé qu'à 60% dans le volet qui relève de ses attributions. » Ludovic Gauthier représentant Ingerop, le bureau qui a piloté l'étude de faisabilité, fera une démonstration technique tout aussi brève que succincte sur la nature du projet et des difficultés rencontrées en cours compte tenu de la spécificité du parcours, des contrastes géotechniques et de la complexité d'un réseau urbain réputé notamment pour ses enchevêtrements d'artères qui plus est convergeant toutes vers le centre-ville et des pentes de l'ordre de 8%. C'est d'ailleurs face à ses spécificités que le représentant d'Ingerop se proposera d'en indiquer dans les détails la nature aux entreprises italiennes bénéficiaires du projet, soulignant toutefois que « c'est bien à celles-ci qu'il appartient de déterminer les voies et moyens de leur trouver les solutions idoines ». Contrairement à ce qui n'a pas cessé d'être affirmé par le wali et ses collaborateurs, à savoir que ledit tramway allait circuler sur une distance de 22 kilomètres, Ludovic Gauthier s'est contenté d'évoquer « les 8 km reliant le centre-ville à la cité Zouaghi », sans plus, même s'il ajoutera qu'« il serait question d'une prolongation de celui-ci [le parcours] jusqu'à la nouvelle ville. Cela exige, bien entendu, une nouvelle étude ». Autres particularités, certaines réalisations comme la trémie réalisée récemment sur le boulevard Che Guevara (université des sciences islamiques) est appelée à des réaménagements pour, expliquera le représentant d'Ingerop, « ne pas intervenir à hauteur de la mosquée directement ». « Le stade Benabdelmalek également connaîtra des modifications avec notamment le rognage de la tribune ». Mlle Véronique Peyron, intervenant au nom du même bureau, fera, en ce qui la concerne, une démonstration sur la réalisation harmonieuse du viaduc de Constantine par rapport au tramway. Assez technique, sa démonstration a retenu l'attention surtout par le fait qu'elle a évoqué avec insistance à l'intention de l'entreprise qui aura à réaliser le viaduc « le respect des normes sismiques dues à un ouvrage d'une longueur de 465 mètres ». Pour sa part, l'ambassadeur d'Italie a tenu à faire part de sa satisfaction de voir « le gouvernement algérien faire confiance au know-how de mon pays. Nous ne pouvons que ressentir le poids des responsabilités auxquelles nous devons faire face dans la réalisation d'un tel projet au profit d'une ville que nous avons de tout temps eu à cœur. Nous ne décevrons pas une telle confiance ». Toute la délégation s'est attelée ensuite à un déplacement tout au long du parcours pour permettre aux futurs réalisateurs du projet de s'en imprégner à nouveau, sachant, est-il besoin de le souligner, qu'ils en ont eu déjà l'opportunité au cours de la deuxième semaine du mois en cours.

A. L.


La Nouvelle République - 26 mars 2007

Youm El Ilm et la ligne du tramway

Le lancement des travaux du futur tramway de Constantine pourra connaître des retards du fait que le tracé de la ligne principale n'est pas définitivement dessiné. Ce sera sans doute jusqu'après la visite attendue du président de la République à l'occasion de Youm el Ilm, le 16 avril prochain. Cette information vient de tomber par le biais d'une correspondance émise par les responsables du métro d'Alger, partenaire de choix pour la réalisation du projet.
En effet, ces derniers ont convenu de surseoir au dédommagement des particuliers précédemment décidé. Cette position rejoint la dernière déclaration, aussi inattendue qu'inopportune, du ministre des Moudjahidine faite lors de la célébration du 10e anniversaire du RND qui a eu lieu, rappelons-le, à Constantine. Mettant à profit cette tournée festive, il a fait preuve d'agressivité envers les responsables locaux et même la population. Aux journalistes il a affirmé que «le président de la République a décidé la non-destruction de la prison». C'était une façon de remettre en cause le passage de la ligne du tramway qui doit déboucher sur la place des Martyrs et également la démarche des citoyens qui avaient signé et remis, l'année dernière, une longue pétition au service de la présidence.
Cette information démoralisante a été très mal perçue par la population et intervenant en pleine campagne électorale elle s'inscrit négativement contre le parti du RND dont certains anciens élus du Sénat se sont justement impliqués dans le refus de voir la capitale de l'Est dotée d'une infrastructure aussi stratégique que vitale. C'est d'ailleurs la raison qui a sans doute dicté la défection des ministres du RND aux prochaines élections législatives.
Il convient de préciser que le projet du tramway constantinois n'est pas le bienvenu pour beaucoup qui avaient des ambitions pour s'accaparer de l'immense lot de terrain situé dans la zone industrielle Palma où un bidonville avait été rasé il y a de cela cinq années.
Il est évident que ce projet remet en cause des parcelles de terrain promises et peut-être même attribuées.

 H. Benmessaoud


La Tribune - 24 Avril 2007

La prison civile de Constantine ne sera pas démolie

« Il nous importe peu qu'il y ait autant d'états d'âme autour de la réalisation du tramway de Constantine. L'essentiel à nos yeux et dans le cadre de la politique de développement que nous n'avons cessé de mener est que cet outil vienne en complément d'une autre batterie de mesures et de réalisations à même de restituer à la wilaya de Constantine ce rayonnement qui a été le sien et qui ne peut que le devenir à nouveau en raison du poids régional qu'elle constitue dans la région est du pays. » Sans être excessifs, ces propos tenus par A. Boudiaf, le wali de Constantine, en préambule au sein de la salle des conférences du palais de la culture Malek Haddad, ne sont en fait que la résultante et tout autant une réponse à une pression insidieuse que vivent les pouvoirs publics dans leurs différentes excroissances administratives, notamment en ce qui concerne la réalisation du tramway. La question du tramway n'a pas cessé d'être au centre d'un débat surréaliste, partageant la ville des Ponts en deux groupes de rhéteurs aussi acharnés l'un que l'autre : ceux qui plaident pour la démolition de la prison civile de la ville et ceux qui sont contre. Sans qu'il y ait lieu de revenir sur une discussion byzantine, à partir d'hier le wali a, à notre sens, définitivement clos le dossier en annonçant que « par décision du président de la République, la prison civile de Constantine ne sera pas démolie et a désormais le statut de patrimoine historique national ». Evidemment, tout cela est bien beau sauf que ça ne sera pas sans constituer un casse-tête pour les concepteurs du projet, d'une part, et ceux, d'autre part, qui sont appelés à appliquer sur le terrain le tracé controversé d'un parcours, dorénavant modifié.

Le schéma régional d'aménagement du territoire qui fixe les orientations fondamentales du développement durable devrait établir les atouts, vocations principales et vulnérabilités spécifiques de l'espace considéré, organiser l'agglomération en favorisant le développement économique, la solidarité, l'intégration des populations, la répartition des activités et des services et la gestion maîtrisée de l'espace. Il serait également question de préservation et de valorisation des patrimoines culturel, historique et archéologique. Dans les détails, il est appelé, s'agissant de l'eau à titre d'exemple, de prévoir le développement des infrastructures de mobilisation des eaux superficielles et souterraines... favoriser et valoriser son économie et son utilisation. Quant à l'aspect de l'aménagement routier et autoroutier, les instruments de cette politique projettent des axes routiers et autoroutiers de nature à désenclaver le territoire, prendre en charge les demandes de transport routier, les liaisons terrestres internationales, la modernisation du réseau routier, etc. Les espaces agricoles, ruraux et pastoraux obéiront à des modalités de conservation, de protection, d'extension et d'utilisation. Leur répartition sera faite en fonction des disponibilités de l'eau ou des sols. Les ports, les aéroports, l'énergie, le réseau ferroviaire, les communications, l'enseignement supérieur et la recherche, la formation, la santé, l'aménagement touristique, les sports, l'industrie sont autant de secteurs concernés par ce nouveau schéma qui reste toutefois aussi ésotérique que l'avait été celui proposé il y a moins d'une année par le ministre délégué à la ville et intitulé « Schéma de cohésion urbaine de Constantine » (SCUC).

Par A. Lemili


Le Quotidien d'Oran - 25 avril 2007

Le projet du tramway « sur de bonnes rails »

Les travaux de déviation du réseau d'alimentation en eau potable, d'assainissement, des câbles de téléphonie et d'électricité, situés tout au long de la future ligne du tramway constantinois, sont achevés à 90 %. C'est ce qu'indique le directeur des Transports de la wilaya qui précise qu' »actuellement, c'est la réfection des rues qui ont été creusées, qui est en train d'être opérée afin de tout remettre en ordre. Celles qui ont connu de gros travaux d'excavation telles que les rues Benazzouz et Beghriche par exemple, seront entièrement refaites avec un goudronnage neuf ».

A noter que l'itinéraire du futur tramway qui s'étend sur trente-quatre kilomètres et demi a nécessité de procéder à des travaux de nuit, « ceci afin de ne pas perturber la circulation routière ».

Le directeur des Transports explique que grâce à ces initiatives, les chantiers de déviation seront terminés fin mai au plus tard, ce qui fait qu'une année a été gagnée sur le programme de réalisation du tramway ». En ce qui concerne le lancement des travaux de réalisation de la ligne du tramway, le responsable indique que l'ouverture des plis des soumissionnaires qui, pour rappel, s'est déroulée à Alger, au siège de l'entreprise du métro d'Alger le 16 avril, deux groupements de droit italien ont été retenus. Le démarrage des travaux de réalisation de la ligne du tramway, se fera au quatrième trimestre de 2007.

Le même responsable précise aussi que l'indemnisation dans le cadre de l'expropriation est terminée. Et les études de prolongement de la ligne de Zouaghi l'actuel terminus, vers le futur pôle universitaire situé à la nouvelle ville Ali Mendjeli, distant de treize kilomètres sont en cours.

Ces études permettront une liaison directe entre Ali Mendjeli et le centre-ville. Notre interlocuteur ajoute enfin que la future gare terminus du tramway qui sera située à la cité de Zouaghi, sera également une gare intermodale. « Ce sera une réalisation importante, du fait que de nombreux moyens de transports y transiteront ».

P.-S.


L'Expression - 29 mai 2006

Constantine : El Koudiat ne sera pas détruite

Ainsi, le projet du tramway ne sera pas réalisé au détriment des deux constructions, la prison d'El Koudiat et le siège de la Gendarmerie nationale

Les épineux litiges concernant la réalisation du projet du tramway au niveau de la wilaya de Constantine ayant engendré une vive polémique entre les opposants (car il fallait détruire la prison d'El Koudiat et le siège de la Gendarmerie nationale), et les partisans sont enfin résolus. Le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, auquel on avait soumis le dossier lors de sa dernière visite à la ville des Ponts, les 16 et 17 avril 2006, vient de trancher de manière définitive la question. En effet, le président de la République a procédé, à l'adresse des autorités locales, à la communication d'un arbitrage satisfaisant les deux parties. Ainsi, le projet du tramway ne sera pas réalisé au détriment des deux constructions, la prison d'El Koudiat et le siège de la Gendarmerie nationale (classées patrimoine national depuis 1992). La nouvelle a été accueillie comme une grande victoire, à la grande satisfaction des opposants, notamment l'association pour la défense du Vieux Rocher. Cela dit, une déception, et pas des moindres, pourrait être exprimée par les partisans favorables à la destruction des deux bâtisses, du fait qu'aucune déclaration à ce propos n'a été faite. Pour rappel, les deux constructions représentaient, pour les hommes de la culture, les historiens et même les artistes, un symbole de l'histoire de l'époque coloniale, particulièrement en ce qui concerne le centre pénitentiaire d'El Koudiat où fut exécuté le premier chahid Kitouni alors qu'il n'avait que 19 ans. C'est dans cette prison même où des milliers d'Algériens furent torturés de la pire manière et où a été détenu le chahid Ben Boulaïd. Pour l'association pour la défense du Vieux Rocher, qui avait milité contre vents et marées pour sauvegarder les deux édifices, détruire ces symboles pouvait être considéré comme un crime contre l'histoire et une façon qui donnera raison aux colons, car les effacer, c'est effacer une tache noire du livre historique de la période coloniale. Ce qui n'est pas du goût de nombreux citoyens de Constantine qui ont soutenu l'association dans sa démarche. On se rappelle également, avant la décision du président et à quelques jours de sa visite à Constantine, l'un des 21 hommes ayant donné le coup d'envoi de la guerre de Révolution de Novembre 1954, avait effectué une visite à la ville des Ponts pour un entretien avec le wali. Ce dernier avait, dans un message, adressé à la population constantinoise, formulé que le projet du tramway ne sera pas réalisé au détriment de la population, chose qui a été accordée par le président de la République. Il est à noter que le projet initialement présenté par un bureau d'études français, le tracé du tramway devait relier le centre ville à partir de la Place des martyrs à la cité Zouaghi dans une première tranche et devait être prolongé jusqu'à la nouvelle ville Ali Mendjli. Et c'est là où a été soulevée la plus grande difficulté, celle relative à la destruction du centre pénitentiaire d'El Koudiat et le fait que ce sont ces constructions qui délimitent le verdict rendu par le président de la République, la trajectoire du tramway va contourner ces deux constructions et ce avec la contribution du bureau d'études chargé du projet.

Ikram GHIOUA.


El Moudjahid - jeudi 13 septembre 2007

Nouveau tracé pour le futur tramway

Le tracé du futur tramway de Constantine sera  discuté dans les prochains jours avec les représentants de la société italienne  chargée de sa réalisation, a-t-on appris hier, de source proche de la wilaya. Le nouveau tracé du projet de tramway devrait contourner d'anciennes  constructions devant être préservées en raison de leur valeur historique, ajoute t-on de même source. Dans une première étape, l'itinéraire de ce projet de transport urbain  part de la place des martyrs, au centre ville, jusqu'à la cité ''Zouaghi Slimane'', sur les hauteurs du plateau de Ain El Bey. Dans une seconde phase, le projet dont les travaux de réalisation sont  en avance de 13 mois sera étendu pour rallier la nouvelle ville ''Ali Mendjeli''  en passant par l'université ''Mentouri'' et la faculté des sciences de l'ingénieur  de Zerzara avec une bretelle en direction de l'aéroport international de Constantine-  Mohamed Boudiaf. Le projet de tramway de Constantine comptera sept modules d'une capacité de transport de 6.000 passagers par heure dans les deux sens, avec une moyenne de 400 personnes par rame, seize stations et trois pôles d'échange qui assureront le relais avec les stations dites multimodales entre les différents moyens de  transports comme les taxis, le train et les autobus, a-t-on encore souligné.


El Moudjahid - 26 décembre 2007

Le tramway en 2010

Parmi les projets lancés en 2007 à Constantine, le futur tramway, au regard de son impact dans une ville étouffée par la circulation automobile et la pollution, est l'une des réalisations les plus attendues par les habitants du ''Vieux rocher''.    
Ce tramway tant ''désiré'', qui devrait être mis en service en 2010, permettra de changer la perception des transports urbains dans la capitale de l'Est algérien et contribuera à reconfigurer l'image d'une ville engorgée et dont les habitants éprouvent de plus en plus de mal à s'accommoder des moyens archaïques de transport mis à leur disposition.    
La première ligne de 9 kilomètres sera étendue dans une seconde étape à 22 kilomètres pour relier la cité Zouaghi jusqu'au terminus prévu à place des Martyrs, au centre ville de l'antique Cirta.    
Sept modules aux formes fluides et aux lignes harmonieuses, pouvant transporter jusqu'à 6.000 voyageurs par heure, sillonneront le centre de Constantine, zone de grande densité urbaine où se concentre l'essentiel des services publics de cette ville grouillante et affairée.  Les points névralgiques de la cité millénaire, tels que ''Coudiat'', ''Bellevue'', ''Ciloc'', ''Mosquée'' et ''université Emir Abdel Kader'', université ''Mentouri'' et cité ''Zouaghi'', et plus tard, la nouvelle ville Ali Mendjeli et l'aéroport international Mohamed-Boudiaf seront ainsi raccordés au futur 'tram'' de Constantine.    
Le futur tramway de Constantine disposera, dans une première phase, de 16 stations dont trois pôles d'échanges qui assureront le relais entre les différents moyens de transports et faciliteront aussi le déplacement entre la Cité Zouaghi, la zone industrielle Rhumel, le Coudiat et la place des Martyrs où seront érigés des pôles intermodaux de stationnement du tramway, des bus et des taxis.    
Les travaux d'aménagement préalables à la pose des rails, comme les déplacements des réseaux divers, sont aujourd'hui en phase d'achèvement, a récemment assuré le wali de Constantine, ce qui permet aux Constantinois d'espérer pouvoir emprunter le tramway dans un peu plus de deux ans.


El Watan - 25 février 2008

Secteur des travaux publics
Le casse-tête de la trémie de l'Émir Abdelkader

Le projet du tramway, qui devra être lancé incessamment à partir de la cité Zouaghi, ne sera pas réalisé sans difficultés. Les appréhensions des services de la direction des transports et ceux des travaux publics convergent vers un point où il sera difficile de négocier l'espace (exigu) encore disponible, et qui devra accueillir le passage du tramway.

Interrogé hier sur ce point, lors d'une conférence de presse, le directeur des travaux publics, Amar Remache a fait savoir que des aménagements seront prévus sur le boulevard Che Guevara, sans pour autant donner plus de détails, même si les hypothèses tendent vers la réalisation d'un prolongement de la trémie jusqu'à l'actuel rond-point, situé en contrebas de la mosquée Émir Abdelkader. Ces travaux, annoncés il y a une année par le directeur des transports, viennent rappeler le manque de coordination entre les deux parties, dont les projets se chevauchent dans plusieurs lieux de la ville. La problématique du passage de la ligne du tramway par la cité Filali ne date pas d'aujourd'hui, puisque la question a été posée par les techniciens de l'entreprise Métro d'Alger, il y a deux ans, lors de la visite de Mohamed Meghlaoui, ministre des Transports, mais aucune solution claire n'a été proposée, alors que les préparatifs de ce même tramway battaient leur plein. Ceci implique que des travaux importants seront entamés dans les prochains mois sur le boulevard Che Guevara, avec leur lot de désagréments, mais aussi les dépenses qui suivront après les milliards déboursés pour l'aménagement des lieux en 2005. Côté projets programmés pour l'année 2008, on notera l'inscription d'une importante opération pour la protection du pont de Sidi Rached contre le phénomène de glissement causé par la culée du plateau du Mansourah, pour un montant de 800 MDA (millions). Selon Amar Remache, le problème, qui a pris de l'ampleur, il y a quelques années, n'a pas été traité en profondeur, alors que les infiltrations des eaux souterraines demeurent la principale cause du glissement, d'après une étude effectuée par le bureau français Simecsol. Ce dernier a même proposé des solutions techniques par la réalisation d'un drainage des eaux avec l'installation de tirants pour amortir le mouvement de la terre. L'on apprendra, par ailleurs, que 350 MDA seront nécessaires pour les travaux de confortement du passage Massinissa, reliant la cité Boussouf à la route de l'aéroport Mohamed Boudiaf, plus connu par route du Président, car inaugurée par Bouteflika en 1999. Plus tard, celle-ci connaîtra des affaissement importants. Selon des spécialistes, le projet a été réalisé, à l'époque, sur une terre caractérisée par un mouvement continu du sol, ce qui engendrera des dépenses faramineuses pour une réhabilitation qui coûtera trois fois le montant initial de réalisation.

S. Arslan


El Watan - 9 avril 2008

Les travaux du tramway relancés après le 16 avril

Après l'achèvement des travaux de déviation des réseaux sur une ligne de 9 km, entre le centre-ville et la cité Zouaghi, le chantier de la réalisation de la plateforme, qui aura à recevoir les rails du tramway, sera lancé juste après la visite du président, prévue le 16 avril, où il procédera à la pose de la première pierre de la ligne. L'annonce a été faite, hier, par le wali de Constantine lors d'une émission de la radio régionale, consacrée au programme présidentiel. Même si aucune précision n'a été donnée quant au site choisi pour l'entame des travaux, il serait fort probable que ces derniers auront lieu à partir de la cité Zouaghi, parallèlement à la construction d'une station multimodale. La ligne, qui sera réalisée par un groupement de sociétés italiennes, devra être réceptionnée dans un délai d'une année.

S.A.


El Acil - 19 mai 2008

Réalisation du tramway
Les travaux de topographie achevés

La station de bus du stade Benabdelmalek connaît, après la fermeture de celle de Kerkeri, un excès de trafic qui se traduit quotidiennement par des prises de bec entre les transporteurs privés et publics et un encombrement de bus parfois inextricable.

Il faudra que ceux-ci rongent leurs freins jusqu'au mois d'août pour disposer de meilleures conditions de stationnement et s'épargner les altercations qu'ils vivent au quotidien.
Le directeur des transports de la wilaya de Constantine vient de révéler que le transfert de la station de transport urbain du stade Benabdelmalek s'effectuera dans deux mois (au mois d'août prochain). Il a précisé que les transporteurs disposeront de stations de rechange qui leur faciliteront leurs rotations, sans citer toutefois les lieux de délocalisation de la station Benabdelmalek. Dès lors, toutes les supputations seront au centre des débats des transporteurs qui ont eu déjà à vivre une expérience qui leur est restée à travers la gorge.
Après le démantèlement de la station Kerkeri, certains propriétaires de bus ont eu la surprise de se voir attribuer un nouveau port d'attache, la station du Bardo. Bon nombre d'entre eux ont rué dans les brancards en mettant en cause l'éloignement de ce lieu de ramassage des passagers, excentré et donc source de chute vertigineuse de leurs recettes quotidiennes. Bon gré, mal gré les transporteurs ayant la ligne centre ville-Daksi ou Gammas ou Djebel Ouahch... se sont résignés à une décision jugée pour eux discriminatoire.
Par ailleurs, le premier responsable du secteur des transports dans le wilaya de Constantine a annoncé que les travaux de topographie du tramway sont achevés. La réalisation du tramway est entré dans sa phase géo-technique et dans la préparation de la base vie de l'entreprise chargée de la réalisation du projet conjugué avec l'installation des centrales à béton.

Azziz. K


El Watan - 25 mai 2008

Réalisation du tramway : Le chantier sera lancé le 2 août

Les Constantinois sont appelés à prendre leur mal en patience et supporter les travaux de pose des rails du tramway et ce, 29 mois durant. La dernière phase du projet démarre, en effet, le 2 août prochain, et devra causer un nombre de désagréments aux riverains de la ligne et à tous les habitants de la ville qui seront certainement touchés par les restrictions imposées à la circulation automobile.

« Un tramway ça ne tombe pas du ciel, et ça sera dur », a déclaré, hier, Jean-Louis Reveillau, membre de la délégation du groupement de réalisation Alstom-Pizzaroti et maître d'ouvrage Ingerop-Egisrail, à l'occasion d'une présentation faite à la maison de la culture Malek Haddad. Les détails de ces travaux ont été livrés devant les autorités de la wilaya, et ont permis aux ingénieurs d'exposer les dix secteurs qui composent la ligne Benabdelmalek-Zouaghi, et dont les chantiers seront lancés plus ou moins simultanément avec des délais de réalisation variant entre 13 et 25 mois, notamment pour le point le plus difficile qui compte le viaduc de l'université. Le chantier débutera par la démolition de la tribune du stade Benabdelmalek, qui nécessitera probablement le recours à l'explosif, et la fermeture de la voie attenante durant plusieurs mois. Auparavant, la station de bus sera évacuée pour les besoins du chantier et, selon le directeur du transport, des stations de substitution seront proposées dans les jours à venir, alors que des plans de déviation imposés par le chantier seront établis conséquemment aux plans livrés par le maître d'ouvrage. La circulation ne sera jamais coupée, a, cependant, promis J-L. Reveillau, mais ceci dit, des fermetures ponctuelles auront lieu en cas de besoin. Le chantier nécessitera aussi de raser le parc de la police, situé à l'entrée de la zone industrielle Palma et la suppression de la station de bus de l'université Mentouri. Choses qui ne semblent pas poser problèmes aux autorités locales qui, visiblement, ont anticipé sur tout cela. Le représentant de l'Entreprise Métro d'Alger, maître d'ouvrage délégué, a promis aussi que la clôture de la mosquée l'Emir Abdelkader ne sera pas touchée, mettant fin définitivement à la polémique soulevée sur cette question, et que le problème posé par la trémie à ce niveau sera réglé par l'extension de cette dernière vers le bas.L'on saura aussi que la date du 10 juin prochain a été fixée pour la présentation de la maquette de la gare multimodale, qui prendra place à Zouaghi et jouera le rôle de station relais, et que le wali de Constantine insiste pour en faire un ouvrage moderne et grandiose. Par ailleurs, le projet du tramway de Constantine devra générer environ 3 000 postes d'emploi, toutes catégories confondues, selon le responsable de l'EMA, et coûtera 269 millions d'Euros, soit environ 29 milliards de dinars, sans compter la gare multimodale, dont le coût n'est pas encore évalué. A la question de savoir si la pénétration du tramway jusqu'à la place des Martyrs a été abandonnée officiellement, notre interlocuteur a répondu que non, mais qu'en ce moment, des contraintes techniques empêchent cette option qui a été remplacée par l'extension de la ligne jusqu'à la nouvelle ville Ali Mendjeli.

Projets de parkings à étages

En marge de la présentation des travaux de réalisation du tramway, le wali de Constantine a déclaré que des avis d'appel d'offres seront lancés, la semaine prochaine, pour la réalisation de cinq parkings à étages sur les sites de Zouaghi, la nouvelle ville Ali Mendjeli, El Khroub, Daksi et Benabdelmalek. Cette infrastructure servira à solutionner le problème de stationnement dans la ville.

N. N.



La Tribune - 26 mai 2008

Réalisation du 1er tronçon du tramway de Constantine
Les Italiens de «Pizzarotti» développent leur plan d'attaque

De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi

Les travaux «effectifs» du tramway de Constantine débuteront le 2 août prochain, a affirmé hier le directeur de l'ouvrage M. Jean-Louis R., ingénieur de la compagnie Pizzarotti d'Alstom, entreprise chargée de la réalisation de ce projet. En effet, après la campagne topographique et géologique en voie de finalisation, le projet en question prendra naissance début août avec un grand coup de starter : la démolition de la tribune du stade Benabdelmelek, et non la destruction de la prison du Coudiat comme c'était le cas initialement, en raison de la modification du tracé initial qui, pour rappel, insérait le centre-ville. La tribune du stade demeure de ce fait la première «tuile» à dégommer en explosif ou en mécanique. Faut-il attendre les résultats de l'expertise pour ne pas affecter le tracé de 9 km ? «Le tramway engendre des contraintes, mais un bonheur au finish», tempérait M. Jean-Louis, en décortiquant hier sur data show, devant les responsables locaux, le planning de réalisation de ce projet : «L'entreprise œuvrera sans pour autant couper la circulation automobile. Aussi, nous procéderons par moments à un plan à l'anglaise.» Selon le même conférencier, le tramway nécessite beaucoup de patience et de contribution. La société devrait adhérer dans le but de faciliter le déroulement des travaux. En somme, dix sections à réaliser dans une durée de 29 mois sans compter les délais d'essai.
Sur ce dernier point, le wali de Constantine a insisté pour que les délais soient respectés et recommande aux Italiens un temps record, du fait que «les autorités locales sont à la disposition entière de cette entreprise pour maintenir le rythme de travail à rotation de 3/8».
Par ailleurs, le chef de l'exécutif suggère à Pizzarotti d'entamer les travaux des sections «identiques» simultanément pour gagner quelques longueurs d'avance. Sur un autre plan, la société italienne n'a pas caché les problèmes techniques qu'elle pourra rencontrer, notamment dans l'aménagement prévu au niveau de la trémie sise à proximité de la mosquée Emir Abdelkader, «sans toucher à la clôture de la mosquée, nous envisageons de la contourner par la réalisation de voies supérieures en rendant la trémie à double sens», a rassuré un ingénieur algérien de concert avec cette entreprise. La rocade, au niveau de la cité universitaire 2000 lits, constitue également une troisième préoccupation pour l'entreprise, la délocalisation puis la démolition des anciens garages de la Sûreté est indiscutable. Le wali annonce leur transfert au niveau de la COMAMO.
Il est à souligner que la réalisation de ce tramway aura nécessité le déboursement de 269 millions d'euros. Toutefois, la facture devrait connaître une hausse, puisque la réalisation de la gare multimodale de dépôt, située à Zouaghi, n'est pas incluse dans ce montant. Quant à la main-d'œuvre, ce projet nécessite le recrutement de 3 000 emplois toutes spécialités confondues.
En définitive, pour une bonne opération de suivi des travaux conjointement, le wali et l'entreprise italienne envisagent de se concerter au moins une fois par semaine pour relever toute entrave. «Des réunions de pilotage s'imposent pour un projet de telle envergure», soutiennent-ils.  

N. H


L'Expression - 1er juin 2008

Tramway : le doute succède à la polémique

Après la fin des travaux de détournement des réseaux (eau potable, gaz, électricité et téléphone), le lancement du projet du «tram» est prévu pour le mois d’août.

En matière de modernisation de la ville, Constantine a bénéficié, entre autres, de deux grands projets relativement au processus de la politique de développement, adoptée et approuvée par les instances de l’Etat, le téléphérique devant être opérationnel à partir du mois de juin et le tramway dont les travaux débuteront en août prochain.
Ce dernier est essentiellement axé sur l’amélioration du cadre de vie des citoyens d’une part et rendre la grande métropole de l’Est vivable pour ses habitants d’autre part. Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet. Si certains ont exprimé une totale satisfaction, beaucoup ont affiché leur scepticisme.
C’est le constat, en tout cas, ayant prévalu dans les rues constantinoises. «Je n’ai pas vraiment une idée de ce que va être Constantine après la réalisation de ce projet, qui est sujet de discussion aux quatre coins de la ville...J’attends de voir. Espérons que cela ne sera pas une fatalité», a déclaré un jeune.
Une expression de doute et d’incertitude. En revanche, un vieux moudjahid à la retraite affirme: «Oh! vous savez, moi je connais déjà le tramway. Il existait bien avant que vous soyez né. C’est une bonne chose et je suis sûr que cela apportera beaucoup aux usagers. Celà va certainement réveiller en moi de vieux souvenirs d’avant l’Indépendance.»
En effet, le tramway était le moyen de transport avant 1962 mais aussi après, avant de disparaître au milieu des années 60. Un étudiant de 21 ans pense, quant à lui, que le projet ne fera qu’encombrer et compliquer le quotidien des Constantinois. «Avec le nombre de véhicules qui existent à Constantine, les routes et les trottoirs serrés, je vois mal la réalisation de ce projet. Cela sera, à coup sûr, une catastrophe», a-t-il dit.
C’est dire que les Constantinois s’accordent à souligner dans quelles conditions réelles allait-on adopter le projet du tramway. Initialement, le projet, estimé à 1800 milliards de dinars, dont les études avaient été faites par un bureau français, prévoyait le rasage de la prison d’El Koudia et le siège de la Gendarmerie nationale - et, partant, la mythique place de la Pyramide-. Fait qui a suscité l’indignation des Constantinois, des hommes et femmes de culture et des historiens, qui ont vite fait d’agir en conséquence, alors que les travaux devaient débuter en janvier 2007. Pour les opposants, il était inconcevable de voir disparaître ces monuments historiques, classés patrimoine national en 1992.
Cela ne ferait que répondre aux voeux des Français de voir une tache noire de leur Histoire s’effacer.
Il fallait donc songer -sachant bien que c’est au niveau de cette prison que fut exécuté le premier condamné à mort par les autorités françaises, alors qu’il avait à peine 19 ans - à un tracé de substitution.
C’est dans cette prison du Coudiat que seront emprisonnées de grandes figures de la Révolution, à l’image de Mustapha Ben Boulaïd.
Sur instructions du chef de l’Etat, qui était à l’écoute de ce débat constantino-constantinois, les initiateurs du projet allaient revoir le tracé du tramway. Chose qui a été faite. Aujourd’hui, après avoir fini avec les travaux des réseaux d’alimentation en eau potable, d’assainissement de gaz de ville et les câbles souterrains de téléphone, et après avoir oeuvré pour se libérer de l’emprise des obstacles publics et privés, le projet va enfin voir le jour.
Le lancement des travaux est prévu pour le mois d’août prochain, un délai jugé par beaucoup, notamment les autorités locales, comme incontournable, motivé par un plan de circulation plus fiable.
La coût du projet sera revu pour être évalué à 34,15 milliards de dinars en ce qui concerne un premier tronçon de 9 km reliant en 25 minutes le stade Ben Abdelmalek à la cité Zouaghi. Il comportera 27 rames, avec l’instauration de 11 stations, matérialisé par 2 pôles d’échange.
La vitesse du tramway atteindra les 20km/h. 400.000 usagers pourront quotidiennement utiliser ce moyen de transport qui permettra également à 100 000 étudiants de joindre le pôle universitaire.
Dans une seconde étape, on prévoit une extension du projet sur une distance de 21km d’ici à trois années pour atteindre Ali Mendjeli.
Les travaux ont été confiés à des techniciens italiens déjà installés dans l’enceinte de l’ex-siège de l’ANA (Agence nationale des autoroutes). Il s’agit des techniciens d’Impressa Pizardti Alstom, spécialisés dans le génie civil.
L’entreprise internationale s’est engagée à livrer le projet dans les délais prévus.

Ikram GHIOUA


La Tribune - 9 juin 2008

Chantier du tramway de Constantine : démolition de 17 constructions

De notre correspondant à Constantine 
Nasser Hanachi

Le bulldozer a repris du service hier dans la ville des Ponts.  En effet, 17 constructions dites «ferme URBACO», affectant le tracé du 1er tronçon du tramway et du coup le viaduc qui intègre ce projet, ont été démolies hier, affirme un communiqué de la wilaya, qui ajoute que les 15 «expropriés»  parmi les 17 recensés seront transférés vers des logements «fraîchement» livrés au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli.
Par ailleurs, la même source atteste que deux noms ont été écartés de la liste des bénéficiaires pour avoir spéculé sur des logements auparavant.
Une première démolition donc avant la plus importante du 2 août où l'on s'attend à la destruction des tribunes du stade Benabdelmalek, toujours pour faciliter l'itinéraire de ce projet de 39 mois, délai évoqué par Pizzarotti, la société italienne chargée de cette œuvre de 269 millions d'euros. 

N. H


Quotidien d'Oran - 2 août 2008

Programmée aujourd'hui à Constantine : Démolition à l'explosif et un quartier bouclé

par A. Mallem

C'est aujourd'hui, samedi, que la tribune du stade Benabdelmalek Ramdane de Constantine, qui s'élève majestueusement sur le quartier de la rue Kaddour Boumeddous depuis près d'un siècle, aura cessé d'exister.

La structure pour sa destruction fera l'objet d'une opération d'implosion (technique de démolition par l'intérieur avec usage d'explosifs) qui la mettra à terre dans un grand nuage de poussière.

Cette opération de démolition, destinée à ouvrir la voie au Tramway constantinois dont l'entrée en fonction est prévue dans 27 mois, se déroulera à 15h et sera entourée de mesures de sécurité draconiennes prises conjointement par les services de la sûreté de wilaya et l'entreprise du métro d'Alger, maître d'oeuvre délégué du projet du tramway.

A cet effet, le représentant de cette entreprise, en l'occurrence M. Yahiouche, directeur régional, a rassuré les citoyens habitant le quartier sur les implications de l'opération en déclarant: «Nous avons décidé de cette technique pour ne porter aucun préjudice au voisinage pendant l'opération d'implosion proprement dite qui ne durera, en tout et pour tout, que trois minutes et ne provoquera qu'un gros nuage de poussière. Les citoyens habitant le quartier n'auront rien à craindre parce que nous avons pris, conjointement avec les services chargés de la sécurité publique, toutes les mesures nécessaires afin que cette opération se déroule dans de bonnes conditions et éviter qu'elle ne leur porte préjudice ! ».

Dans ce cadre, le directeur régional de l'entreprise du métro d'Alger a recommandé aux riverains du stade, situés sur l'axe de la Pyramide jusqu'au siège de l'ODEJ ( ex-CIAJ), aux pieds du bâtiment Bel-Air, de fermer toutes les persiennes à partir de 13h en veillant à ce que les fenêtres soient largement ouverts. En outre, tous les mouvements de véhicules seront arrêtés sur ce parcours, et il a été demandé aux citoyens d'éviter d'y circuler à partir de 14h.

D'autre part, le stationnement des véhicules sur la rue Baghriche sera interdit par les services de la sûreté durant toute la journée du samedi de 7 h à 19 h environ.

Aussi, les habitants, dont les domiciles se trouvent en face des tribunes du stade, ont été invités à quitter les lieux de 8h à 17h le samedi. En ce qui concerne les habitants des immeubles « Abri Familial » et celui qui surplombe le stade, ils n'auront qu'à fermer soigneusement les persiennes en laissant, bien entendu, les fenêtres ouvertes afin d'éviter qu'ils soient endommagés par l'onde de choc provoquée par l'implosion et éviter de se mettre aux balcons durant la période allant de 14 à 16h.

Parallèlement à ces mesures de sécurité, l'alimentation des quartiers environnants en gaz naturel, en eau et en électricité sera interrompue durant ce laps de temps, de même qu'il a été recommandé aux citoyens de fermer leurs appareils de téléphonie mobile et de débrancher le fixe. La remise en fonctionnement de tous ces services se fera immédiatement à la fin de l'opération de démolition.

La Tribune - 3 août 2008

Projet du tramway de Constantine
Démolition des tribunes du stade Benabdelmalek

De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi

«On a réussi !» s'est  félicitée hier l'entreprise du projet Pizzaroti affiliée à la firme du métro d'Alger aux côtés des autorités locales suite à la démolition réussie par implosion des tribunes du stade Benabdelmalek. «Aviez-vous peur d'une quelconque déconvenue ?» «En fait, je me préoccupais des craintes des citoyens. Peur, non, car on a étudié judicieusement tous les paramètres liés à cetteopération qui, Dieu merci, s'est bien déroulée», a répondu à notre question le wali juste après que la poussière des tribunes eut été «circonscrite» par les jets d'eau des éléments de la Protection civile. Ainsi,  au troisième son de sirène, les tribunes s'affaissent en une «seconde» par implosion hier à 15h et ouvrent la voie au rail du tramway, dont les délais sont revus à la baisse par le premier responsable de la ville. Auparavant, Constantine a été verrouillée à toute circulation aux alentours du stade. Un important cordon de sécurité a été mis en place par la Protection civile et la Sûreté nationale pour garantir la sécurité des citoyens. Les habitants jouxtant le stade ont été transférés par mesure de précaution provisoirement au niveau d'une salle des fêtes. Cependant, des consignes adéquates ont été fournies à l'ensemble des citoyens en matière de gaz et d'électricité.
«Constantine aura-t-elle son stade dans 30 mois ?» avions-nous questionné le wali qui soutiendra mordicus : «Pas autant de mois ! La maquette du futur stade Benabdelmelak est fin prête. L'arène disposera de toutes les commodités et accessoires dignes d'un stade, trois sous-sols seront réalisés, ce qui placera l'aire de jeu au-dessus.»
Pour appuyer ses dires, le responsable précisera que «les décombres des tribunes seront évacuées dans 48 heures et les gradins vont également subir quelques aménagements». Concernant la pelouse synthétique du stade démoli, elle sera transférée au stade de Daksi. Cette première destruction,
qui tenait en haleine toutes les autorités de la ville, s'est achevée sans bavures. Constantine devrait souffrir, voire patienter encore quelques mois, non seulement quant à la circulation mais aussi cette patience touche ses deux grands clubs qui vont s'exiler quelque temps pour s'entraîner, si l'on sait que le stade Chahid Hamlaoui n'est «dédié» qu'à la compétition officielle, à en croire les directives du wali. En définitive, le tramway s'est frayé par cette «explosion» un «bon chemin» pour son tracé. A Constantine, on croise les doigts et on prie maintenant pour une éventuelle démolition de la prison (Coudiat). Pour rappel, ce centre de détention allait subir le même sort que les tribunes mais une «force extra» aurait défendu sa destruction. Et le tramway verra son itinéraire modifié «sans grandes explications» fournies. En somme, avec cette opération menée à bien, le compte à rebours est enclenché pour la réalisation du tramway.
La destruction de la prison  pour gagner quelques espaces serait-elle partie remise ? 

N.H.


Démolition de la tribune du stade Turpin

Une autre vidéo

EL MOUDJAHID - 17 octobre 2008

Transport : Les travaux de réalisation du tramway de Constantine se poursuivent “normalement”

Les travaux de réalisation du tramway de Constantine se poursuivent "normalement et à un rythme continu qui sera maintenu jusqu'à sa livraison dans les délais prévus'', a indiqué le wali. Dans un communiqué rendu public jeudi, le chef de l'exécutif a souligné que ''la pose des rails du tramway s'effectuera sans que le tunnel situé à proximité de la mosquée Emir Abdelkader, ne soit démoli, de même pour les locaux de commerces mitoyens de la mosquée".     Concernant la démolition de la tribune du stade Benabdelmalek Ramdane, intervenue dans le cadre de ce projet, le wali de Constantine a souligné que la pelouse artificielle démontée servira à garnir le terrain d'un autre stade de la ville. Le wali a en outre appelé les citoyens de la ville à "s'armer de patience, devant les désagréments occasionnés par les chantiers du tramway, dont la réception aura des retombées bénéfiques, pour le confort et le bien être des citoyens'', est-il souligné dans le communiqué.  ''La réalisation du tramway de Constantine s'accompagnera d'aménagements urbains qui toucheront plusieurs secteurs de la ville, pour en transformer considérablement l'aspect général, en permettant de supprimer les nombreux points d'engorgements quotidiens, de la circulation automobile'', a conclu le communiqué.


L'Expression - 18 Novembre 2008

Le tramway verra-t-il le jour ?

Seuls quelques rares agents de sécurité se font remarquer par leur présence sur les lieux du chantier.

Tout n’a pas été dit sur le projet du tramway devant être réalisé à Constantine. Le projet a fait couler beaucoup d’encre. Au départ, il était question de délocaliser la prison d’El Koudiat et le siège de la Gendarmerie nationale. Un fait sévèrement critiqué et contesté, aussi bien par les citoyens, jaloux de leur patrimoine, que par les historiens et les associations culturelles. L’idée avancée par le bureau d’études français, selon laquelle la démolition des deux édifices serait impérative, a suscité la colère, à tel point que l’intervention du président de la République était plus qu’indispensable.
La société civile avait qualifié l’idée de crime contre l’histoire du fait que le centre pénitentiaire d’El Koudiat a été classé patrimoine national en 1992. De ce fait, sa destruction relèverait de l’absurde d’autant que cette perspective dépendait des ministères de la Défense nationale et de la Justice. Aussi, il appartient au chef de l’Etat de trancher la question. Pour le moment, la décision est claire. Les deux infrastructures ne seront pas démolies. De ce fait, une autre étude de la trajectoire a été élaborée avec la participation d’experts. Le projet approuvé, il fallait passer aux choses sérieuses. Plusieurs dates ont été avancées annonçant les débuts des travaux. 2006, 2007, les années passent et les chantiers ne voient toujours pas le jour. Ce n’est qu’en 2008 que les premiers coups de pioche ont été donnés. Pour ce faire, le stade Benabdelmalek devait disparaître. Une série de mesures ont été élaborées dont la fermeture de la station des bus mitoyenne au stade. Les autorités locales avaient pris la peine, pour une fois, de demander aux citoyens de faire preuve de patience et compréhension, promettant que le projet sera finalisé dans trois ans.
Les tribunes du stade ont été démolies à l’explosif au mois d’août passé. L’opération a été assurée par l’Entreprise du métro d’Alger et une société italienne. Mais, depuis, c’est le vide sidéral. Seuls quelques rares agents de sécurité se font remarquer par leur présence sur les lieux. Résultats des courses: une route fermée à la circulation, une station inactive et aucune autre explication de la part des autorités que celle de «Laissez-nous travailler» Ce qui laisse croire à l’absence de toute stratégie. Plus grave encore, l’on parle même de la démolition partielle de la trémie d’El Amir Abdelkader! Aujourd’hui, Constantine avec ses routes endommagées, ses trottoirs abîmés est une ville fanée.
Et le bout du tunnel n’est pas pour bientôt. «Constantine a cette spécialité d’être une cité aux routes étroites et sincèrement je ne vois pas la nécessité d’un tel projet», a déclaré un juriste, alors qu’une jeune avocate souligne: «On vit sous pression. Notre cité est devenue un grand chantier à ciel ouvert. C’est étouffant et c’est dommage. La patience des habitants est à la limite du soutenable.» Alors qu’un ancien moudjahid s’interroge: «Pourquoi s’obstine-t-on à faire d’une ville au passé glorieux un immense bidonville? On aimerait bien voir l’aboutissement de ce projet, mais je crains que le stade soit démoli pour rien. J’ai honte pour ma ville prise en otage. Et puis, regardez autour de vous, ce n’est que saleté, fuites d’eau et désagréments.»
C’est la déception totale. Estimé au départ à 18 milliards de dinars, le projet du tramway est, selon des experts de l’urbanisme, la seule alternative en mesure de désengorger le centre-ville de Constantine et d’apporter les aménagements urbains et les équipements nécessaires pour faire naître une ville moderne.
Le projet du tramway devait, selon ses concepteurs, garantir quotidiennement à 160.000 usagers de rejoindre le centre-ville en un temps record. Le projet prévoyait également la réalisation d’un viaduc de 470m reliant l’université Mentouri à la zone industrielle Palma, avec l’installation de 16 stations et deux pôles d’échange. Seulement et au vu des contraintes énumérées, la réalisation de ce projet pourrait dépasser aisément les trois ans.
Certains estiment que le projet ne sera pas finalisé avant 6 ans, s’il est maintenu. Au rythme où vont les choses, on n’est pas loin d’une explosion sociale.

Ikram GHIOUA


Liberté - 22 avril 2009

La cadence des travaux s'accélère

Les riverains du tracée du futur tramway de Constantine constatent ces derniers jours une accélération du rythme des travaux de réalisation. C'est le cas notamment à hauteur de la zone industrielle où le chantier de l'opérateur italien tourne à plein régime.
La nouvelle est bien appréciée localement et les craintes de la population se sont ainsi dissipées quant à un éventuel retard dans la conduite du projet. À rappeler que le ministère du Transport a  tardé à donner l'ordre de services aux opérateurs engagés dans la réalisation des chantiers de tramway dans plusieurs grandes villes du pays après les retards dans la présentation des études par les services concernés de la majorité des wilayas.
Le département d'Amar Tou avait conditionné l'octroi de son accord à la présentation des études sur le bureau du ministre. Le tramway de Constantine, projet qui a suscité une polémique, dont le dernier mot est revu aux tenants du conservatisme — bien que ramené à sa simple expression — pourrait être l'un des outils de gestion de la crise du transport qui sévit dans la ville.

Mourad K.


L'Expression - 23 Juin 2009

Le tramway relancé

La perspective de démolition partielle du pont du quartier de la Soummam, suivie de sa reconstruction ultérieure a été rejetée par le wali.

Le chantier du tramway de Constantine activera désormais « 24 heures sur 24 », a souligné dimanche le wali assurant que « si retard il y a, il sera vite rattrapé au moyen d'horaires continus en équipes 3 x 8 pour toutes les sections ».
Ce projet qui a suscité plusieurs interrogations de la part des citoyens de Constantine qui sont allés jusqu'à supposer qu'il a été « annulé », mobilise actuellement une main-d'oeuvre évaluée à pas moins de 430 travailleurs, dont 200 Algériens.
Par ailleurs, la perspective de démolition partielle du pont du quartier de la Soummam (centre de Constantine), suivie de sa reconstruction ultérieure pour les besoins de la réalisation du tramway, a été rejetée par le wali. Cette option, préconisée par le groupement italien Pizzarotti chargé de la réalisation du tramway, pour « accélérer la cadence des travaux », s'est vu opposer un refus « catégorique » de la part du chef de l'exécutif qui a estimé que cette action est « prématurée » tant que les travaux n'ont pas encore atteint le site où se trouve cet ouvrage.
Ce dernier est situé, rappelle-t-on, sur la rocade reliant l'université Mentouri de Constantine et le quartier populaire de Djenane Ezzitoune.
Il s'agit d'un véritable « axe névralgique » que les autorités locales entendent préserver jusqu'au jour où la destruction du pont deviendra nécessaire pour permettre l'avancement des travaux du tramway. Il s'agit, selon le wali, de « tirer la leçon de l'expérience liée à la démolition, l'année dernière, de la tribune du stade Benabdelmalek-Ramdane, en plein coeur de Constantine, causant de nombreux désagréments à la circulation routière alors que les travaux n'atteindront ce site qu'à la fin du projet ».
S'agissant de la cadence des travaux du tramway, les responsables en charge du projet, notamment les responsables de l'entreprise Pizzarotti l'estiment « très bonne ».
M.Turro Giovanni, chef du projet, a affirmé dans ce contexte que la firme qu'il représente « accorde une attention particulière à ce projet » accompagné, selon lui, par « sept bureaux d'études installés en Italie et qui suivent de près l'exécution de ce projet, en plus des moyens techniques déployés sur place ».
La firme italienne Pizzarotti devra présenter « 4000 plans concernant les différentes phases de réalisation du tramway constantinois », a également précisé ce technicien.
Sur un autre registre, il est prévu la réception provisoire du parking à étages, lancé en travaux en 2001 à proximité de la gare ferroviaire de Constantine, pour le 25 décembre 2009, selon le représentant de l'entreprise publique en charge de la construction du projet.
Cette infrastructure de cinq étages, conçue pour abriter 532 véhicules et 16 locaux commerciaux, palliera l'épineux problème du stationnement à l'intérieur du tissu urbain, a-t-il souligné.

R.R


El Moudjahid - 26 août 2009

La réception des rails du tramway prévue en septembre

La réception des rails du tramway de Constantine  est attendue pour la fin du mois de septembre prochain et leur pose débutera  en  fonction de l'avancement des travaux lancés récemment tout le long du tracé  du projet, a indiqué le responsable de l'Entreprise du Métro d'Alger, mardi dernier à l'APS.      
M. Abdelghani Abride a précisé dans ce contexte que la concrétisation effective  de la première ligne dite prioritaire du futur tramway de Constantine est  entrée dans sa phase active par le lancement réel des travaux de terrain.      
Le responsable de l'entreprise algérienne réalisatrice de ce projet structurant  en partenariat avec un groupement étranger, a précisé dans ce contexte que ces  travaux sont visibles tout au long de l'itinéraire de ce premier tronçon de  8,1 km que devront emprunter les 27 rames de 300 à 400 passagers devant relier,  dans une première étape, la ville de Constantine à la cité Slimane Zouaghi,  située sur les hauteurs du plateau d'Ain El Bey, limitrophe à l'aéroport International Mohamed Boudiaf.       
"L'opération en cours qui n'a été entamée qu'après l'achèvement total  des travaux topographiques et géotechniques consiste notamment en la réalisation  des travaux de terrassement qui serviront de plate-forme d'un viaduc de 470 mètres  de long enjambant le Rhumel que devra traverser le futur tramway à proximité  du lieu dit  URBACO, a indiqué la même source. A ce propos, la directeur de wilaya des transports a affirmé que l'engagement  de cette action est rendue  possible grâce à la récupération du terrain d'emprise  du projet après l'expropriation et l'indemnisation des occupants de dix sept  constructions à caractère d'habitation de fortune érigées en aval de la cité  des fonctionnaires située à proximité de l'université Mentouri.       
Un chantier est également ouvert au niveau de la future station de départ  du tramway où les travaux sont en cours pour moderniser et réhabiliter les  tribunes du vieux stade communal Benabdelmalek Ramdane, auparavant démolies  à la dynamite pour la circonstance.      
Les travaux de réalisation de la plate-forme de la station terminale de  ce nouveau moyen de transport urbain sont également en cours d'exécution à la  cité Zouaghi où une gare multimodale est prévue.
Ce terminal dont les travaux sont déjà lancés sera  un point de connexion entre tous les moyens de transport public que ce soit  de la route ou du rail est appelée à remplacer l'actuelle gare routière de l'Est  située à la rue de Roumanie, a indiqué la direction des transports.       
"Cette gare contribuera dans une large mesure à fluidifier la circulation  et atténuer un tant soit peu les fréquents bouchons et autres embouteillages  dus au trafic très dense enregistrés sur cet axe incontournable d'accès à la  ville et ces deux nouvelles grandes tentacules urbaines qui sont les villes  de Ali Mendjeli et Massinissa", est-il rappelé de même source.      
La concrétisation de ce tracé qui a déjà nécessité des opérations, totalement  achevées, de déviation, sur un itinéraire de 34 km, des réseaux d'alimentation  d'eau potable, d'électricité, de gaz, de téléphone, d'éclairage public et d'assainissement,  comptera onze stations et quatre pôles d'échange dont deux parcs relais, a précisé  le responsable.       
Les concepteurs du projet prévoient également l'extension, sur neuf kilomètres  linéaires, de la première ligne de ce tramway en vue d'assurer la desserte, dans un premier temps, la nouvelle ville Ali Mendjeli et, ultérieurement, la  future ville universitaire, a rappelé la même source.        
Selon des données récoltées auprès du groupement de réalisation , le  tramway de Constantine aura une vitesse commerciale de 20 km à l'heure et permettra  aux passagers de franchir la distance séparant les deux villes en 27 minutes  à raison d'une fréquence de l'ordre de quatre minutes avec une charge pouvant  atteindre quotidiennement, aux heures de pointe, 6000 passagers.
L'idée première de réalisation du tramway de Constantine remonte au début  des années 2000 et le lancement de l'étude de faisabilité du tracé prioritaire  avec un bureau d'études étranger a été effectuée en 2004, a rappelé la direction  concernée.


El Watan - 13 septembre 2009

Projet tramway : Mise en place d' un nouveau plan de circulation

Quelques semaines à peine après la relance des travaux du tramway, le wali de Constantine a réuni jeudi dernier au siège de la wilaya, sis à la cité Daksi, et en présence de la presse, les membres de l'exécutif, les représentants des différentes sociétés et les groupes et bureaux chargés de la réalisation et du suivi, une manière de porter à la connaissance de l'opinion publique les nouveautés d'un projet qui a fait l'objet d'un véritable black-out durant plus d'une année.

L'on apprend de ce fait que le tracé du tramway constantinois sera long de 8,1 km avec 11 stations sur son parcours, allant, rappelons-le, du stade Benabdelmalek Ramdhane à la cité Zouaghi. L'on saura que les rames, au nombre de 27, prévues pour le transport des usagés, sont de marque CITADIS 402 avec cabine climatisée et salle réfrigérée. S'agissant des ouvrages principaux, dont la construction est imminente, les intervenants diront que les phases de terrassement sont terminées et qu'il est question, d'ici la fin de l'année 2009, de grands travaux. La démolition du pont de la Rocade, à proximité de l'unité de la Protection civile Sissaoui Slimane de la cité Fadela Saâdane, est annoncée pour les semaines à venir, tandis que la construction de l'avant viaduc, dans la zone industrielle Rhummel, qui comporte entre autres des aires de stationnement pour les bus et les taxis, se fera ultérieurement. Le viaduc prévu, qui sera long de 460 m et monté sur 4 piles, prendra forme une fois les autres ouvrages achevés.

Avec les milliers d'étudiants qui y affluent quotidiennement, l'université Mentouri de Constantine, qui sera au cœur du projet, a été dotée d'un parking d'une superficie de 4400 m2 exclusivement réservé aux bus assurant le transport universitaire. Tout un système de déviation a été étudié par une commission créée à cet effet ; cette dernière a élaboré un plan de circulation avec de nombreuses déviations et des feux tricolores par endroits. Des dispositions, nous assure-t-on, ont été prises par la société de réalisation du tramway de Constantine afin de garantir une cadence de travail soutenue avec des équipes à l'œuvre nuit et jour ; le personnel verra son nombre doubler pour atteindre les 800 employés en 2010. Néanmoins, un certain flou reste à relever concernant les délais de réalisation et le cadrage temps qui semblent très approximatifs, sachant qu'une année s'est écoulée sans qu'on ait noté pour autant une avancée palpable.

Osman Chaggou


La Nouvelle République - 27 septembre 2009

Le tramway est désormais une réalité

Les grands travaux du tracé de la ligne du tramway devant rentrer dans leur phase concrète, la ville de Constantine sera probablement confrontée à une sérieuse perturbation sur le plan de la circulation routière et ce, dès la semaine prochaine.
D'autant plus que cette opération se fera peu après la rentrée des classes coïncidant surtout avec le début de la nouvelle année universitaire Ce sont précisément les axes routiers qui desservent l'université des Frères Mentouri qui seront concernés par de grandes et inévitables transformations. Déjà l'entrée principale de cette université qui compte quand même plus de 70 000 étudiantes et étudiants a été fermée et tous les concernés devront prendre leur mal en patience pendant au moins six mois. Les bus qui assurent le transport des étudiants doivent accéder par l'entrée tandis que les véhicules légers doivent emprunter la route qui mène vers Chaab Ersas pour accéder par l'entrée secondaire et ils doivent emprunter une montée très escarpée et particulièrement risquée compte tenu de son étroitesse et des nombreux virages  et qui exigent par conséquent énormément de prudence, notamment de la part des étudiants qui utilisent leurs véhicules particuliers.   La semaine dernière le wali, M. Abdelmalek Boudiaf a rencontré les principaux intervenants techniques, à savoir les cadres de la direction du métro d'Alger, maître de l'ouvrage,les Italiens de l'entreprise Egisrail chargée de l'étude et les Français de l'Ingerop maître d'œuvre. Bien évidemment avec la participation active des représentants de l'entreprise Pizzaroti, principal titulaire du marché. Au cours de cette rencontre d'information et d'évaluation ,toutes les opérations à mener ont été patiemment étudiées souvent dans les moindres détails. Le wali avait surtout le souci d'insister sur les délais de réalisation de chaque étape et il n'a pas manqué de faire appel à la compréhension des citoyens qui doivent participer à travers leur patience à la concrétisation de cette importante infrastructure vitale pour la ville, de plus en plus soumise à un pénible étranglement. Il a été notamment annoncé la démolition du pont situé à proximité de la protection civile sur la voie rapide. Les véhicules devraient être déviés vers l'accès qui débouche de la zone industrielle pour revenir sur la voie rapide et cette obligation s'annonce comme étant la plus difficile à gérer. Rappelons que la ligne du tramway de Constantine doit couvrir 8 kilomètres de la place située face au stade Benabdelmalek pour aboutir dans une première phase à la cité Zouaghi sur le plateau de Aïn El Bey. Le tramway «ITADIS-402» desservira ensuite la nouvelle ville Ali-Mendjeli et le nouveau pôle universitaire qui est en phase de construction. Selon le wali, tout ce qui touche à la déviation des différents réseaux a été terminé et les délais de réalisation sont fixés à 31 mois. Le projet global coûtera 450 millions d'euros et 11 stations d'arrêt sont prévues pour une fréquence des passagers évaluée à 6000 usagers par heure. Le tramway devra marquer des arrêts au stade Benbdelmalek son point de départ, ensuite à Bellevue, à la cité Djamal Abdenacer (CILOC) sur le boulevard Kadour Boumedous, devant la mosquée Emir Abdelkader, à la cité Kouhil Lakhdar (Djenane Ezzitoune) et à la zone industrielle. Il desservira ensuite l'université Mentouri,un peu plus haut, l'Institut d'architecture et enfin le plateau de Ain El Bey, Station qui précède l'arrêt final à la cité Zouaghi.

H. T.


Continentalnews - 3 janvier 2010

Tramway de Constantine , le plus dur est à venir

La polémique qui a enveloppé , jusqu'au bord de l'asphyxie, le lancement des travaux du projet du tramway de Constantine , il y a de cela un peu plus d'une année, s'est considérablement estompée, mais les difficultés ne se sont pas pour autant entièrement effacées.

Aujourd'hui, c'est le terrain, terriblement accidenté, qui se trouve au coeur des appréhensions. «Des inconvénients qu'on ne peut pas prévoir, pourraient freiner l'avancement des travaux, et perturber les délais de livraison du tramway, prévue dans 31 mois à partir du 26 octobre 2008», a laissé entendre le premier responsable de la société italienne (PIZZAROTTI) en charge de la réalisation du projet en question, lors d'une récente rencontre d'évaluation technique.

  «Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, l'on se trouve confrontés à des difficultés imprévisibles, qui nous obligent à opérer beaucoup de corrections», soulignent d'autres techniciens dans le même sillage. Des remarques du genre, qui s'insèrent timidement dans les allocutions des intervenants, afin de ne pas froisser l'optimisme, ont ponctué cette rencontre, où l'on a annoncé que les travaux d'exécution de ce projet structurant, dont le coût est évalué à 330 millions d'Euros, laisse quand même espérer « une montée en puissance, qui doit atteindre son rythme de croisière dans les prochains mois, pouvant au bout faire tenir le pari de livrer le tramway au délai fixé », comme le souligne pour sa part le wali. Dans ce contexte, on apprendra que toutes les déviations des réseaux ont été effectuées, et que 111 pieux ont été réalisés tout au long du tracé de la ligne du tramway, en sus des 400.000 mètres cubes de déblais qui ont été dégagés lors des travaux de terrassement sur la voie. Cependant, faut-il le souligner, les travaux sont pleinement engagés uniquement au niveau du stade ‘'Benabdelmalek'' et sur le tronçon qui va de la zone industrielle jusqu'à la station de dépôt de la cité Zouaghi, un espace assez ouvert, sans trop de contraintes, permettant une évolution assez rapide des travaux. Le plus dur est laissé pour la fin. En effet, l'entame de la prochaine phase du chantier au centre ville, prévue pour les premiers mois de cette année 2010, fait peser beaucoup de craintes. L'intervention en zone urbaine peut constituer un véritable casse-tête pour les responsables en charge de l'exécution du projet en question. « Jusqu'à présent, les travaux n'ont pas causé trop de désagréments aux citoyens », comme l'a noté le wali, mais une fois entamés à l'intérieur de l'espace urbain, les problèmes ne manqueront pas. A commencer par les déviations de la circulation, qui vont certainement créer une paralysie quasi totale sur les routes. Dans le but de remédier un tant soit peu aux embouteillages monstrueux, le chef de l'exécutif local a installé une commission de facilitation du déroulement des travaux de réalisation du projet du tramway, dont la mission est aussi celle de «trouver des solutions pour faciliter la vie quotidienne sans pour autant freiner l'avancement des travaux».

  A ce niveau, les autorités locales misent essentiellement sur la sensibilisation de la population, afin de tempérer les mécontentements qui résulteront des désagréments en question. «Le tramway, dont le trajet sur 8 kilomètres va du centre-ville jusqu'à la cité Zouaghi, et qui sera prolongé vers la nouvelle ville Ali Mendjeli, ne manquera pas de transformer totalement le paysage de la ville des ponts, et apportera tous les bienfaits du confort et de la modernité », n'a-t-on pas cessé de répéter. Dans ce sillage, on relève que « le tramway, qui devrait transporter 6000 passagers par heure, avec une rame de passage toutes les 3 minutes au niveau des 11 stations qui jalonnent son trajet, apporterait beaucoup de bienfaits dans les déplacements des citoyens». En attendant l'arrivée des rames du tramway, le wali annonce sur un air de défi que «le tour inaugural aura lieu au premier semestre de l'an 2011».

A. Zerzouri


Algérie Focus - 7 janvier 2010

Constantine: un retard « maximum toléré » de 5 mois pour la livraison du tramway

La réception du tramway de Constantine prévue en février 2011, connaîtra un « léger retard qui ne saurait dépasser cinq mois », a indiqué le wali. Il a qualifié, au cours d'une visite d'inspection mercredi dans la commune du chef-lieu, ce retard de « légitime » étant donné, a-t-il estimé, que « partout dans le monde les chantiers d'une telle envergure connaissent des contretemps techniquement justifiables et matériellement vérifiables ». Le retard accusé par l'entreprise italienne Pizzaroti dans l'exécution des travaux est « en rapport avec le bureau d'étude qui n'a pas encore délivré toutes les études techniques servant à orienter les exécuteurs, en particulier en ce qui concerne les procédés à adopter pour contourner les contraintes du terrain », a-t-on révélé.

APS


Le Jour d'Algérie - 25 janvier 2010

Un grand tramway pour une grande ville

Même avec un petit retard (six mois environ), la perspective du tramway à Constantine réjouit par anticipation tous les habitants de cette cité, qui ne parvient que très difficilement à faire circuler le million d'âmes qu'elle abrite. Les embouteillages ne sont pas seulement un désagrément, comme il en existe pour toutes les grandes villes, mais un véritable calvaire dont tous les Constantinois espèrent la fin avec ce nouveau chantier qui va reconfigurer l'ensemble de la ville.

Le tramway de Constantine, aujourd'hui en chantier, est considéré comme le moyen le plus efficace pour résoudre les problèmes de circulation automobile en ville et les difficultés de transport urbain en commun. Un «casse-tête» permanent que toutes les solutions proposées jusque-là ne sont pas parvenues à atténuer.

Confié à l'entreprise italienne Pizzarotti pour un montant de 308 millions d'euros, ce projet va offrir, estiment les responsables locaux, un nouveau moyen de locomotion viable, fiable et qui se «moque» des embouteillages dans une cité dont l'une des tentacules s'étend jusqu'à plus de 25 km du centre-ville, soit jusqu'à Ali-Mendjeli, une nouvelle agglomération à laquelle on promet, dans quelques années, près de 300 000 habitants. Vingt-sept (27) minutes seront suffisantes pour relier, sur près de 9 km (au titre d'une première phase), la station Benabdelmalek, au centre-ville, la zone périurbaine de Zouaghi, desservant ainsi les principaux pôles résidentiels, commerciaux, culturels, sportifs, médicaux et d'enseignement.

Le tramway de Constantine sera, selon les assurances fournies par les autorités locales, un modèle du genre. Ce projet structurant va «structurer même les mentalités», indique-t-on,  puisqu'il contribuera à améliorer le quotidien des Constantinois de plus en plus irrités par une circulation infernale qui fait que héler un taxi et le voir s'arrêter procède aujourd'hui d'une vue de l'esprit. Depuis octobre 2008, date de la mise en œuvre du marché de réalisation du tramway, les Italiens ont mis les bouchées doubles, selon les représentants de Pizzarotti, pour réussir ce projet où la moindre erreur technique peut coûter cher. Initialement prévue pour janvier 2011, la réception de ce moyen de transport connaîtra un «léger retard», lequel, dit-on, ne dépassera pas les 6 mois. Le délai supplémentaire recommandé par l'entreprise italienne en charge de la réalisation du tramway n'a pas bouleversé les calculs des autorités locales qui se disent préparées à ce «contretemps» qu'elles qualifient de «normal». Partout dans le monde, «les chantiers d'une telle envergure peuvent accuser des retards dans la livraison», avait récemment souligné le wali. Même les citoyens font «contre mauvaise fortune, bon cœur», et ne semblent nullement scandalisés par ce retard qui ne manquera pourtant pas de faire durer pour un temps encore les dé-sagréments auxquels ils font face en raison des travaux lancés sur plusieurs fronts de la ville. L'essentiel pour la population constantinoise, affirme Malik K., un universitaire de 22 ans, c'est de voir ce tramway «mettre fin au calvaire enduré depuis des décennies à cause d'une carte de circulation défaillante et dépassée».

«Psychologiquement, on est préparés pour 27 mois de désagréments et 6 mois de plus, à mon avis, ne feront de mal à personne», a-t-il concédé. Pour un élu local, membre de l'APC d'El Khroub, l'idée de faire circuler un tramway à Constantine n'est pas «un effet de mode» il est devenu «vital» pour une ville qui porte difficilement son million d'habitants. Pour cet élu qui souhaite garder l'anonymat, le «problème du transport urbain et suburbain, critiqué avec véhémence à Constantine, a poussé les pouvoirs publics à réagir vite, très vite même, avant qu'il ne soit trop tard». La topographie de la ville des ponts et des «velléités de résistance inexplicables provenant de cercles complètement déconnectés des réalités du pays, ont retardé le lancement de cet ambitieux projet et nourri des rumeurs ‘'farfelues'' à propos de son éventuelle annulation», rappelle-t-il. Aujourd'hui, «le tramway de Constantine est en chantier pour un taux d'avancement des travaux de l'ordre de 17%, et les choses sérieuses ont bel et bien commencé», souligne Giovanni Turro, directeur du projet pour l'entreprise Pizarrotti. Trois ouvrages d'art sont prévus sur le tracé du tramway, dont le plus important est le viaduc en cours de réalisation entre la zone industrielle et l'université Mentouri, sur une largeur totale de 11,60 mètres et une longueur de 460 mètres, intégrant un chemin de fer à deux voies pour la circulation du tramway et un trottoir aménagé pour la traversée piétonne. Un ouvrage qui indique que c'est tout le panorama de cette rive qui va complètement changer. L'arrivée du tramway sera ainsi une occasion pour développer le site de l'institut d'architecture situé à quelques encablures du théâtre de verdure.

Cette zone arrachera un nouveau statut, puisqu'elle deviendra «un authentique pôle d'échanges», conforté par la gare multimodale ultramoderne qui sera construite non loin de là, souligne-t-on à la wilaya.

Par Rachid F.

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